16 mai 2012
Rencontre littéraire à l'Espace Magh/Danièle Maoudj
PlusLA |RE|NAISSANCE DE L\'ARCHITECTURE
Une exposition sur l\'oeuvre d\'Alberti, grand théoricien de l\'architecture ayant vécu au XVe siècle, se tiendra du 10 octobre au 11 novembre 2005 à l\'unité ARCH de l\'Université catholique de Louvain. Le vernissage, qui a lieu le 10 octobre à 18h30, sera suivi d\'une conférence de Françoise Choay à 20h. à l\'auditoire SUD 01 Croix du Sud n°1 (Louvain-La-Neuve).
Tropismes tiendra la librairie de l\'exposition.
Adresse : Hall du bâtiment Vinci, place du Levant n°1, Louvain-La-Neuve
Un mot des organisateurs sur l\'actualité d\'Alberti
L?année anniversaire de la naissance d'Alberti a fourni l'occasion de cette exposition qui récapitule les données essentielles de son ?uvre. Mais cette occasion réclame d'outrepasser la commémoration d'une page érudite de l'histoire de l'Occident !
L??uvre d'Alberti, en ce qu?elle concerne ? au moins ? les architectes, demeure continûment inauguratrice.
Nous tenons que la discipline de l'architecture telle que nous en disposons, et telle aussi bien qu?elle dispose de nous, a une date de naissance : elle ne fut pas, de tous temps, équipée des assises et des visées que nous pouvons lui reconnaître aujourd'hui.
Et l'instant de cette naissance a pour nom la |Re|naissance, dont les premiers acteurs furent, comme on sait, Brunelleschi et singulièrement Alberti qui articula en pensée discursive la nouvelle situation.
Là, l'architecture s?est déclarée en pleine propriété d'elle-même, elle a déposé les balises qui marquent son terrain disciplinaire et, à revers, elle a congédié les autorités qui la régentaient jusqu?alors : les représentations religieuses du monde naturel et social, et le poids des traditions héritées des pères comme celui des conformités culturelles.
Elle s?est voulue autonome, ne relevant d'aucune autre autorité sinon celles mises à jour au fil du questionnement sur ses nécessités et ses ressources.
Les travaux d'Alberti font saillie dans le cours de l'histoire. Le retour à « l'Antique », si souvent souligné quand on se tourne vers la Renaissance, voile mal la réelle nouveauté qui est initiée et qui tient en ceci que la décision d'architecture ne peut se prendre au-dehors d'une délibération raisonnée et indépendante, hors du champ du « projet » pour recourir à un mot qui nous est familier.
L?architecture fait partie du « donné » anthropique, au même titre que le langage, et nous ne pouvons que nous vouloir à sa hauteur ? en accomplir la dignité aurait pu dire Alberti ? soit : en débusquer les éléments fondateurs, les règles de composition, les finalités communes et, en supplément, les porter à l'éclat de la poésie, quand nous tenons éveillée notre propre condition d'humain.